Le port d’armes d’autodéfense soulève de nombreuses questions légales en France, notamment concernant les tasers et shockers électriques. A-t-on le droit de porter un taser ou shocker électrique sur soi dans l'espace public ? Cet article fait le point sur la réglementation en vigueur pour vous aider à mieux comprendre ce qu’il est autorisé de faire, et ce qui ne l’est pas.



Le port d'un taser dans l'espace public est strictement encadré
En France, le taser, également appelé "pistolet à impulsions électriques", est classé comme une arme de catégorie B. Cela signifie que son port et son transport sont interdits sans autorisation spécifique. Seuls les agents des forces de l’ordre ou les professions particulièrement exposées à des risques graves peuvent obtenir une autorisation préfectorale pour porter un taser. Pour les particuliers, porter un taser dans la rue ou dans tout espace public est illégal, même s’il est destiné à un usage défensif. Toute infraction expose son détenteur à des poursuites pénales, notamment pour port illégal d'arme de catégorie B.
Le shocker électrique, une arme de catégorie D soumise à restrictions
Contrairement au taser, le shocker électrique (ou "paralyseur électrique") est classé en catégorie D. Cela signifie qu’il est librement accessible à l’achat pour les majeurs. Toutefois, la loi précise que son port et son transport sont interdits sans motif légitime. Un particulier ne peut donc pas circuler avec un shocker électrique sur lui dans l’espace public sans pouvoir justifier d’un besoin réel de protection immédiate. Même en cas de contrôle, sans justification solide, l'individu risque la confiscation de l’appareil et des poursuites pour port prohibé d’arme de catégorie D.
Transporter un taser ou un shocker dans sa voiture est risqué sans justification
Pour un taser de catégorie B, le transport sans autorisation est strictement prohibé, y compris dans un véhicule personnel. Posséder un taser dans sa voiture expose donc à des sanctions lourdes, telles que la saisie du véhicule, une amende élevée et un casier judiciaire. Pour un shocker électrique de catégorie D, son transport dans une voiture est toléré uniquement si son propriétaire peut démontrer un motif légitime : par exemple, un trajet vers son domicile après un achat récent. En l’absence de justification, la possession d’un shocker dans son véhicule est considérée comme un port prohibé, entraînant saisie et poursuites judiciaires.